Qu'est-ce que le qigong ?

A noter : l'Académie de médecine française  reconnaît le qigong et le taiji comme ressources de soin.

ACADÉMIE NATIONALE DE MÉDECINE  Rapport du 5 mars 2013
  au nom d’un groupe de travail de la commission XV* THÉRAPIES COMPLÉMENTAIRES - acupuncture, hypnose, ostéopathie, tai-chi -
leur place parmi les ressources de soins Daniel BONTOUX, Daniel COUTURIER, Charles-Joël MENKÈS **
 
Extraits  Introduction (Page 2) « L’insertion des Thérapies complémentaires dans les soins dispensés par les hôpitaux, notamment les CHU,
nous semble présenter un réel intérêt si elle est comprise non comme une reconnaissance et une valorisation de ces méthodes,
mais comme un moyen de préciser leurs effets, de clarifier leurs indications et d’établir de bonnes règles pour leur utilisation.
Elle est à l’origine de ce rapport qui a pour propos : - de faire le point 1) sur les connaissances scientifiques relatives à ces techniques,
leur efficacité au regard de la médecine fondée sur les preuves, et leurs dangers éventuels ; 2) sur la formation et les conditions d’exercice
de ceux qui les pratiquent et 3) sur l’état présent de leur utilisation dans les hôpitaux et centres d’oncologie ;
- de faire des recommandations propres à contenir au mieux le recours aux ThC dans un usage raisonnable
et à conforter les hôpitaux dans la fonction d’expérimentation et d’évaluation qui doit rester principalement la leur. »
 
4. Taï Chi & Qi Gong  (Pages 12 et 13) Évaluation « On s’est beaucoup intéressé, hors de Chine,
à l’usage du tai chi chez les personnes âgées pour améliorer la qualité de vie et la longévité,
remédier aux pathologies chroniques ou douloureuses, lutter contre le stress émotionnel.
Sa pratique régulière et l’exercice physique qu’elle permet seraient bons pour la santé
et la qualité de vie par une sorte d’effet de « culture de la vitalité ». Il peut donc être pratiqué
à la fois comme un art de défense, un art de santé ou art de vie et, sous réserve d’études contrôlées,
comme thérapeutique complémentaire. Des essais comparatifs permettent d’en approcher l’utilité et les indications peut-être légitimes. »

Le qigong, c'est un peu la recherche du "sourire intérieur", celui de la Joconde ou du Bouddha.

cliquer sur la photo -->


Il existe de nombreux textes sur le net qui définissent le QI GONG. Voir ici

Nous avons retenu celui-ci qui nous convient très bien :

Selon L'INSTITUT TRADITIONNEL D'ENSEIGNEMENT le QI GONG du 25 février 2010

 Le QI GONG constitue la discipline traditionnelle chinoise qui a pour objet l'art de maîtriser le souffle. Le terme QI GONG, en effet, signifie littéralement « maîtrise de l'énergie » ou encore « travail du souffle », comme l'indiquent d'ailleurs les deux idéogrammes qui servent à le désigner : QI (souffle, énergie) et GONG (travail, accomplissement).

Apparu en Chine il y a environ 5000 ans, le QG et l'esprit qui l'anime s'est constitué sous l'influence de nombreux courants philosophiques et spirituels qui se développèrent successivement au cours de l'histoire, notamment le taoïsme, certaines formes du bouddhisme, le confucianisme.

En dépit des différences doctrinales profondes qui séparent ces courants de pensée, tous s'accordent néanmoins sur le fait que tout individu humain, quelle que soit la société à laquelle il appartient, est avant tout et principalement un être vivant. Comme tel, il est soumis aux lois universelles de la nature, parmi lesquelles le souffle ou énergie joue un rôle prépondérant.

QI :La notion de souffle ou d'énergie (ces deux termes désignent pour la pensée chinoise, une seule et même réalité) occupe une place décisive dans la cosmologie et les techniques thérapeutiques traditionnelles chinoises, et nous aurons bientôt l'occasion d'y revenir plus longuement. Mais, dès à présent, il importe de comprendre que pour les Chinois, le souffle est le principe vital par excellence, à la base de tout ce qui existe et forme l'univers.

Etre vivant, c'est d'abord respirer, avoir du souffle : du brin d'herbe à l'étoile, l'univers tout entier vit et respire, vit parce qu'il respire.

Partant de cette réalité première, le QG s'est constitué comme une connaissance et une pratique ayant pour but d'acquérir la maîtrise du souffle, de l'énergie. En effet, s'il est impossible d'être, de vivre sans souffle, sans énergie, en revanche, respirer, avoir en soi de l'énergie n'est pas suffisant pour vivre bien ; il convient encore de s'exercer à maîtriser son souffle, son énergie pour être bien avec soi-même et avec le monde environnant.

Le terme GONG (prononcez «KONG» ou «KUNG») se traduit littéralement par « travail avec force et détermination ». Il évoque l'idée du travail, de maîtrise, d'accomplissement

 

Les finalités du QI-GONG

Cet art énergétique traditionnel chinois du mouvement régénérateur constitue un véritable art de vivre. En effet, les multiples possibilités qu'offre le QI-GONG permettent un travail sur soi au quotidien. Le QI-GONG à travers ses formes très diversifiés de pratique nous permet une évolution sur différents plans :

  1. Sur le plan physique, grâce à ses nombreux exercices statiques et en mouvements.
  2. Sur le plan énergétique, par l'exercice et le contrôle de la respiration et de la concentration.
  3. Au niveau du mental, par le contrôle de la pensée et la culture de l'esprit.

 

​Et en quelque sorte vivre pleinement les Saisons.

Saisons ordinaires cosmologiques/zodiacales.
Saisons de la Vie comme les saisons de la Journée.

Les bienfaits d'une pratique régulière du QI GONG

Sa pratique régulière permet de développer le souffle interne (NEI QI) et de le faire circuler librement dans le corps, notamment à travers les méridiens d'acupuncture. Plus spécifiquement le QI GONG permet de tonifier l'organisme et de régénérer l'énergie des organes en profondeur. Il favorise et facilite une bonne circulation du sang. Sang et énergie étant les deux substances énergétiques fondamentales du corps humain, source d'équilibre de notre potentiel YIN/YANG.

Voici, les principaux apports et bienfaits de la pratique du QI GONG :

  • Elle fortifie le corps dans sa globalité
  • Elle permet le maintien et le développement de la vitalité
  • Elle permet le maintien et/ou le retour de la souplesse
  • Elle améliore la respiration et ses effets bénéfiques sur la santé
  • Elle calme l'esprit et combat le stress
  • Elle favorise la détente et l'état de relaxation
  • Elle aide à mieux gérer les émotions
  • Elle développe, entretien et régénère les énergies du corps
  • Elle renforce la mémoire et développe la concentration
  • Elle favorise le sommeil, une meilleure digestion et assimilation des aliments
  • Elle renforce la pratique des arts martiaux
  • Elle améliore la performance chez les sportifs

Au delà de ces multiples possibilités, Le QI GONG constitue l’essence même de la médecine traditionnelle chinoise et des arts martiaux.

Le QI-GONG ne prétend en aucun cas , se substituer à d'autres formes de médecine (au sens occidental du terme).
En effet, la vocation du QI-GONG est fondamentalement la prévention, et c'est d'ailleurs à ce niveau qu'il manifeste toute son efficacité et son originalité.

Les fondements du QI GONG

Les fondements théoriques et énergétiques du QI GONG

Toutes les techniques thérapeutiques traditionnelles comme l'acupuncture, la moxibustion, les massages, la pharmacopée et par conséquent, le QI GONG, se fondent sur les mêmes règles physiologiques et énergétiques, lesquelles reposent sur quatre grands chapitres :

  • le concept d'ENERGIE (QI),
  • la théorie du YIN et du YANG,
  • la théorie des CINQ ELEMENTS (WU XING),
  • les principaux centres et voies de circulation de l'énergie de l'homme : le système des méridiens (jing luo), les trois champs de cinabre (SAN DAN TIAN) et les trois réchauffeurs (SAN JIAO).

Les fondements de la pratique du QI-GONG

Si la manière peut varier dans le travail du « Qi » selon la forme ou le style pratiqué, les fondements techniques reposent sur trois principes essentiels :

L'exercice des attitudes (XING TI) : les postures, les mouvements ...

L'exercice de la respiration (HU XI) ...

L'exercice de la pensée ou de la concentration (YI NI)...

L'application rigoureuse et harmonieuse de ces trois principes fait du QI-GONG une discipline complète.

En effet, la pratique des exercices des attitudes, de respiration et de concentration permet d'agir directement sur les trois composants essentiels, ou les trois niveaux d'existence de l'homme : le corps (JING), l'énergie (QI) et l'esprit (SHEN).

  • le corps physique (postures, mouvements...) associé au JING (l’essence), symbolise ici la matière.
  • la respiration associée au QI (l’énergie), illustre ici la manifestation , ou l’action des mécanismes vitaux qui animent notre corps.
  • la concentration associée au SHEN (l’esprit), représente ici le principe directeur générateur et organisateur des mécanismes vitaux.

Dans cette progression, la respiration occupe une place centrale puisqu’elle constitue comme une charnière , comme un pont entre le corps et l’esprit.

Les trois étapes successives dans la progression du QI-GONG

ci-contre le travail de l'axe : repérer les erreurs (en cliquant sur la photo) -->

Le QI-GONG comporte trois degrés ou niveaux de progression, partant d’une pratique plus axée sur la forme ou encore la gestuelle pour accéder à un travail de plus en plus subtil privilégiant la circulation interne de l’énergie et l’élévation du niveau de conscience.

a - Première étape : Placement du corps (postures) et maîtrise des mouvements

 

  • Exercer les muscles et les tendons.
  • Ouvrir les articulations.
  • Stimuler les méridiens et les différentes zones de circulation de l’énergie.
  • Masser le corps et les viscères.
  • Favoriser et améliorer la circulation du sang et de l’énergie.

Ces différents points essentiellement en rapport avec l’exercice des attitudes (XING TI) sont importants pour une bonne circulation du QI dans le corps.

b - Deuxième étape : Sentir et faire circuler l'énergie (QI) dans le corps

  • Améliorer et contrôler la respiration.
  • Apprendre à visualiser et à écouter son corps.
  • Obtenir la sensation du « QI » qui circule dans le corps, à travers les mouvements, la respiration et les zones sensibles particulièrement abondantes en énergie.
  • Acquérir l'enracinement : les différentes parties du corps sont plus axées, le pratiquant est plus centré.

A noter : l'enracinement est proportionnel au degré de tranquillité.

  • Développer le degré de tranquillité, de calme intérieur.
  • Les mouvements sont en phase avec la respiration, le corps est harmonieux.

Dans cette étape, l'exercice de la respiration (HU XI) joue un rôle prépondérant.

c - Troisième étape : L'énergie (QI) est véhiculée par la pensée

  • Le/la pratiquant-e est en mesure d'utiliser et de faire circuler son « QI » par le contrôle de la pensée.
  • Il est également en mesure de maîtriser son mental, son attention et sa concentration sont alors très fortes. Son pouvoir de perception est éveillé.

On dit dans la pratique ésotérique que le seuil de la porte du travail spirituel est franchi. C'est le retour à l'unité originelle où notre énergie et celle de l'univers ne font qu'un. Cette étape correspond logiquement à l'exercice de la pensée ou de la concentration (YI NI).

Exemple :

la posture de l'Arbre : Zhan (站 = se tenir) Zhuang (桩 = pieu)

Le "yang sheng zhuang" (posture pour nourrir le principe vital) est une pratique qui s'adapte selon l'âge et les possibilités de chacun-e.
Il faut l'aborder progressivement et augmenter la durée quand on sent une amélioration dans la détente et le bien-être.
La posture peut durer de 5 minutes à 1 heure. Généralement les Chinois-e-s considèrent qu'une durée de 20 minutes quotidiennes permet d'asseoir un équilbre de santé optimal.

Il est nécessaire de construire la posture progressivement et subtilement selon les principes suivants : 

- Pieds parallèles, largeur des épaules                          - Flexions des genoux
- Relâchement des hanches                                                  - Relèvement de l'anus 
- Rétroversion du bassin                                                       - Relâchement du bas du dos
- Poitrine rentrée                                                                       - Dos étiré (détendu)
- Abaissement des épaules                                                   - Coudes vers le bas et écartés
- Relâchement des poignets                                                 - Suspension de la tête
- Reculement du menton                                                      

- Sans oublier de mettre en place la respiration abdominale inversée -le matin-.

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Date de dernière mise à jour : 08/06/2017

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